vendredi 2 juillet 2010

“On dit toujours BISMILLAH ” El Gaâda et la porte de la ville d'Oran


Saddek Benkada maire d'Oran.







L'historien de l'Oranie et actuel maire d'Oran, Saddek Benkada : qualifie cette localité de « bosse culturelle » de l'Oranie pour son rôle historique dans l'éducation arabe et religieuse assurée par ses Oulama et chouyoukh de Zaouïas Derkaouia Al Mahajia auprès des populations de l'Ouest algérien Live (ORAN Face à sa mémoire) Éditions Bel Horizon (Algérie).


livre (Oran face à sa mémoire) : deux tirages Oran et Marseille :






Oran face à sa mémoire ou bien face à ses mémoires car plurielles et stratifiées, mais souvent enfouies et contrariées. Les consonances des lieux, égrenées tout au long de ce livre, sont évocatrices de ce fond mémoriel. Une réminiscence multiple et féconde, œuvre d’intrépides marins, de terribles conquérants, de génies créateurs et d’anonymes bâtisseurs.

















El Gaâda (arabe : القعدة) qui signifie littéralement Caravansérail, était jadis l’un des premiers villages dans la région. Sa commune est située à 40 km au sud-est dans la banlieue d'Oran et s'étale sur une superficie de 5 000 hectares. El Gaâda, qui veut dire assemblée, est une occasion de rencontre et de partage.

(Il y a quatre sorties de ce village d'El GAADA, chacune avec une indication du kilométrage : Oran 40 km, Mascara 80 km, Bel Abbès 50 km, Sig 20 km).

El Gaâda est peuplé au XIXe siècle par deux fractions de tribu les Ouled Ali et Al Mahaja, Les Ouled Ali appartiennent à la confédération des Béni Amer, d'ascendance Arabe de Bani Hilalienne et Al Mahaja s'affirment de souche noble (reconnus par les populations de la région comme nobles) et prétendent avoir des ancêtres remontant à Imam
Idrîs Al-Akbar.

Ces Mahaja sont considérés par les tribus installées dans l'Ouest algérien, et se considèrent eux-mêmes, comme des Chorafas dont l'arbre généalogique remonte à Hassan fils de sayida Fatima Zahra, fille de Mohamed, et de l'imam Ali ibn Abi Talib son gendre et cousin. Des arbres généalogiques circulent au sein de plusieurs fractions des ces Mahaja pour attester chacune de sa noblesse (nesbiya).

















Les
Béni Amer, Arabes de Beni Hilala (Ouled Ali), Et les premiers habitants de cette région dans le village de Ouled Ali. étaient les membres d'une tribu arabe qui émigra vers l'Afrique du Nord sont arrivés après les Omeyyades de Cordoue au XIe siècle. lorsqu'ils sont venus au Maghreb les Arabes Hilaliens (dont sont issus les Ouled Ali) . Ils se sont installés dans cette region et se sont mêlés aux tribus berbères nomades ou semi-nomades. Les Mahaja sont des Arabes Idrissides, se répartissent entre dix familles.

Les Ouled Sidi Meflah, Ouled Sidi Saïd et Ouled Sidi El Freïh d’El Gaâda dans la région d'Oran

Et Ouled Sidi Sahnoun, Ouled Sidi Bouras, Ouled Sidi Abderrazzak, Ouled Sidi El Hachemi, Ouled Sidi Bouguelmouna, Ouled Sidi Ouis et Ouled Sidi El Arbi tous de M’Cid dans la région de Sidi Bel Abbés.

Les dix familles s’étant installées sur le territoire des Ouled Ali, Arabes Hilaliens des Béni Amer. c'est une grande famille Idrisside s'installa sur ce site géographique et sera connue sous le nom d'Al Mahaja comme le veut la tradition familiale. qui, après l'apparition du maraboutisme s'appellera Al Mahaja rab'ine chachias (Al Mahaja les 40 coupoles ou Goubba) selon la légende populaire régionale. Car beaucoup de ses imams auront droit chacun à son mausolée (goubba) et ses serviteurs (khoudem).









Ces tribus se sont d'abord installées dans un lieu appelé aujourd'hui douar El Mabtouh à El Gaâda, situé à 6 kilomètres au sud du village de Ain Affeurd et 4 kilomètres du village Swaihiya. Jusqu'à présent on continue de nommer les uns, les Al Mahaja el Fwaga (ceux qui habitent au sommet d'El Gaâda, à côté du premier lieu d'installation, c'est-à-dire le village des Swaihiya et ses environs) et les autres, les Al Mahaja el T'hata (ceux qui habitent plus bas sur le plateau d'El Gaâda, à côté de la source dite Ain Afferd, aujourd'hui centre ville d'El Gaâda). La tradition orale raconte que les Al Mahaja se sont installés dans cette région à cause de l’eau douce de la rivière Ain Chorfa (Source des nobles).



















Les familles originaires de cette localité, qu'on appelle Al Mahaja, s'affirment de souche noble (reconnus par les populations de la région comme nobles), Leur ascendance remonte à Idris I, fondateur de la dynastie qui portera son nom et qui dura de 172 à 375 (788 à 985) au Nord du Maroc et à l'Ouest de l'Algérie avec une éclipse de vingt-cinq années à l’avènement d’Ibn Abi El Afia le Meknaci. Avec ses six frères, Idris I appartient à la cinquième génération descendante du Prophète Mohamed (ç). Les Mahaja incriminés étant ceux d’El Gaâda, localité qui se trouve à trois ou quatre kilomètres à l’Est de la cimenterie de La Cado commune de Zahana dans la région d'Oran, nous nous limiterons, sans parti pris, à ceux-là.

Le premier Mahaji qu’il s’installa sur la région d’Oran en XIVème siècle. Il s’appelait Sidi Mimoun Al Mahaja et choisit Douar El Mabtouh à El Gaâda dans la région d'Oran, pour s’y installer avec son frère Ayoub où ils passèrent le restant de leurs jours à enseigner.

C’est au petit-fils appelé Brahim de Sidi Mohamed le fils de Sidi Mimoun Al Mahaji que se rattachent, sans exception, les dix factions d’Al Mahaja que nous venons juste de citer. (1) Malékites convaincus, leur vie s’articulera toujours sur les préceptes de ce rite. Ils eurent des sommités dans ce domaine atteignant des niveaux tels qu’El Gaâda 40 km dans la banlieue d'Oran devint un pôle de connaissances pendant plus de deux siècles et demi. En parler aujourd’hui n’est pas notre but et quand bien même cela nous était demandé, tout l’espace qu’on pourrait nous accorder s’avérerait exigu même si, convaincu qu’à côté d’un nom cité, une infinité d’autres, tout aussi méritants, n’apparaîtraient pas. Cet aspect étant précisé, nous nous contenterons de citer brièvement quelques Oulama.

Sajara ou arbres généalogiques : de Sidi Brahim remonte à Sidi Mohamed, Ibn Sidi Mimoun Al Mahaji, Ibn Mohamed, Ibn Abdallah, Ibn Moussa, Ibn Issa, Ibn Al-Hussein, Ibn Amran, Ibn Ibrahim, Ibn Ali, Ibn al-Hassan, Ibn Ahmed, Ibn Mohamed, Ibn Idriss II , Ibn Idriss I, Ibn Abdallah El Kamel, Ibn Hassan El Muthana, Ibn Hassan Essabt Ibn l'imam Ali Ibn Abi Talib et Fatima Zohra bint Mohamed Rassul Allah (que la prière et le salut lui soient adressées).




Plan d'Oran.















Oran contemporain, tel que le voyageur, arrivant par mer, peut en embrasser le panorama comme une immense cité dont on suit le développement ininterrompu depuis la pointe du Cap-Falcon à droite, suive du Djebel Santon au pied duquel il y a le Fort de Mers El Kébir, jusqu’à la pointe de l’Aiguille, un ruban de 30 kilomètres, Ce qu’on appelle la baie d’Oran.

Le site sur lequel ont été bâtis l’ancien Oran et sa ville satellite Mers El Kébir, grossi de sa banlieue, est particulièrement accidenté et raviné. Le point culminant du massif de l’Aidour (Murdjajo) – 407 mètres, est à vol d’oiseau à peine éloigné de 2 kilomètres de la mer.

La chute vers le Sud, le Sud-Est et le Nord-Est se fait par un éventail de croupes coupées de paliers et séparées par des ravins profonds. Dans l’histoire du développement de cette grande cité, on ne peut faire abstraction de sa vie maritime. Sous toutes ses formes, elle est à l’origine de sa prospérité et à certaines époques, de sa décadence, après avoir connu quelques vicissitudes depuis le 12éme siècle, époque ou Idrissi vantait son commerce et ses artisans. Au début du 16ème siècle, après l’occupation du port de Mers El Kébir (1505) et celui de la ville d’Oran (1509), la ville fut désertée.

Au XVIe siècle de deux puissances technologiquement mieux équipées, l'Espagne, puis l'Empire Ottoman, va réduire, puis annuler, leur prestige. Ils connaissent parallèlement une évolution culturelle, assimilant des groupes berbères sédentaires, réduisant peu à peu leurs activités de grand nomadisme, gagnant la réputation de bons agriculteurs, marqués progressivement au plan religieux par l'influence du maraboutisme. Dans ce double mouvement historique et culturel, les Ouled Ali et Al Mahaja seront en première ligne: leur population est formée presque à moitié de fractions maraboutiques, et installés au début du XVIe siècle dans la plaine du Oued Tlélat (ex : Saint barbe du Tlélat), au plus proche des Espagnols qui ont conquis Oran en 1509. Référence live de Houari Chaila (Oran Histoire d’une ville : Page 10) Éditions EDIK (Algérie).















le port d'Oran.










Le premier âge d’Or de la ville (Xe – XIIIe siècles).

Les historiens arabes nous rapportent que Oran a été fondée en 902 en pleine période de la Dynastie Idrissides par les marins andalous conduits par Mohamed Ben Abou Aoun et Mohamed Ben Abdoun, s’étant alliés aux tribus locales au nom des Omeyyades de Cordoue, Ils fondèrent la ville pour commercer.



le port d'Oran.










Après l'activité commerciale prit de l'ampleur furent obligés de bâtir des hangars à Rais El-Ain, un quartier d'Oran préservé jusqu'à présent. Exemple. Oran devient au-delà de tout, la capitale économique du Maghreb. La cité d'or va donc devenir, une fois de plus, une place enviée certains de ces douars d’Al Mahaja étaient plutôt des centres culturels (écoles coraniques dirigées par de grands (fqihs) jurisconsultes, cas de Sidi Miloud Ben Brahim, de son nom Adda Brahim Miloud) que des centres commerciaux ou des passages obligés pour atteindre une ville.

Au temps du commerce caravanier, Les douars d’ Al-Mahaja d'El-Gaâda étaient un relais obligé pour des caravanes se dirigeant vers le grand centre commercial qu'était le port d'Oran ou partant de ce centre pour d'autres places commerciales dans le pays, voire à l'extérieur des frontières qui ont souvent changé au gré des successions dynastiques maghrébines. Ces caravanes venaient des quatre coins du Maghreb et parfois de l'Afrique Noire. C'est pour cette raison que le village prit le nom d' " El Gaâda", qui signifie relais ou caravansérail. El Gaâda était alors une halte avant d'atteindre la porte de la ville d'Oran et également une halte avant de se diriger vers un autre centre commercial important en quittant le port d'Oran.



Le nom de Wahran.










Le Lion il porte plusieurs noms arabes, près de trois-cents noms désignent le lion. Une consultation partielle du grand dictionnaire arabe-français de Albert Kazimirski de Biberstein confirme ce nombre.
De nos jours les sept plus célèbres noms du lion sont enseignés aux enfants dans les écoles partout dans le monde arabe : ( Leit, Sab, El Assad, Qaswara, Oussama, Ghadanfar, Dirgham ) il y a d’autre nom comme, Hizabre, Sabouê et Wihr etc…..

Wahrân, le nom de la ville lui fut donné par l'ancien chasseur de lions Sidi Maâkoud Al Mahaji en hommage à deux lions qu'il avait apprivoisés (en Arabe, un petit lion se nomme "Wihr" et de là vient Wihran : les deux petit lions) Aujourd'hui, deux grandes statues en bronze représentant deux lions mâles sont installées devant l'hôtel de ville en référence au nom de la ville. Sidi Maakoud Al Mahaji, c’est un pur arabe Chérif Idrissid de la descendance du prophète Mohamed que le salut soit avec lui ( Et si tu connais pas Sidi Maakoud Al Mahaji et Sidi El Kh'routi Al Mahaji écoutes la chanson de Blaoui M’hamed El Houari : la chanson Nedjma ). Le Mausolée (Goubba) de Sidi Maakoud Al Mahaji se trouve dans le cimetière de Sidi El Fillali, dans le quartier les Planteurs à Oran.



Dictionnaire arabe-français de Albert de Biberstein-Kazimirski.








prison civile de la ville d'Oran.













Djenane Djato Lamur (arrondissement El Hamri), La première grande prison civile de la ville d'Oran. Un vaste zone occupée par d’anciens vergers. Servait d'espace vide entre les quartiers de M’dina J’dida, Lamur et Médioni. Elle était libre de toute construction au début des années trente, Hormis un mausolée (El Goubba) abritant la tombe de Sidi El Kh'routi Al Mahaji. ( Et si tu connais pas Sidi Maakoud Al Mahaji et Sidi El Kh'routi Al Mahaji écoutes la chanson de Blaoui M’hamed El Houari : la chanson Nedjma ).

la Mosquée du Pacha.












Sidi Mohamed Es-Senni Al Mahaji, le Grand Imam Arabe de la ville d’Oran, au temps du Turc, un savant érudit qui fut l’un des conseillers du Bey d’Oran et exerçait comme inspecteur principal sous le règne du bey Mohamed El kbir et le premier responsable et Imam de la grande Mosquée du Pacha d’Oran en 1796.
Le mausolée (Goubba) de Sidi Mohamed Es-Senni Al Mahaji se trouve dans le cimetière qui porte le nom de l’un de ses disciples Sid-El-Bachir à quelques encablures de l’est d’Oran. Référence live de Houari Chaila (Oran Histoire d’une ville : Page 139) Éditions EDIK (Algérie)





Livre (ORAN Histoire d'une ville).








Ben Abdelkader ben abdallâh Mohamed Tahar Al Mahaji.











Ben Abdelkader ben abdallâh Mohamed Tahar Al Mahaji, à la fin du XIXe siècle, théologien et chercheur, il a versé dans les sciences du fiqh, selon le rite malékite, il fit ses études à Oran ensuite à Fès, il obtint le poste de Cadi d’Oran qu’il conserva jusqu’à sa mort.

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Mohamed Benfreha Al-Mahaji, qualifié de «premier Gouverneur de l’Etat de l’Emir Abd El Kader ».














On raconte également qu'en l'an 1832, l'Émir Abd El-Kader qui obtint une fatwa des tribus des Chorafas dans la grande Zaouïa Derkaouia Mahajia dans les environs d’Oran, seules à même de pouvoir lui rassembler quarante Imâms à la tête de l’ordre Sidi Amar Lakehal Al Mahaji, dirigea le soulèvement contre la conquête coloniale française. D'où le nom d'Al Mahaja "Les Quarante Chéchias", qui veut dire les quarante coupoles (les 40 goubbat).


Village de M'cid.













Les mausolées de la plupart de ces imams se trouvent dans l'ancien cimentière de la petite ville du M'Cid, commune de la ville de Sfisef (wilaya de Bel Abbès), une ville proche de la plus réputée des stations thermales de tout l'Ouest algérien, appelée Hamam Bouhanifia. Dans l’État de l’émir Abd el-Kader, le premier gouverneur était Mohamed Benfreha Al-Mahaji installé à la ville de Mascara qui fut la capitale du nouvel Etat. Cette ville historique que les Français ne connaissent que par le vin qui porte son nom "Mascara", sera brûlée et partiellement détruite en 1835 par le maréchal Clauzel.

Jilani Benfreha Al Mahaji. Il nomma comme secrétaires et son cousin Ahmed ibn abu Taleb . Le protocole fut confié à Mohamed ibn Ali ar-rahawi.

Mohamed el Kharroubi Al Mahaji, originaire d’El Gaâda, l’émir l’a bien désigné a la tête du tribunal de sa capitale politique et militaire, Mascara.

Jilani Benfreha Al Mahaji est grand érudit et non moins grand soldat et compagnon de l’Emir. Il fut présent jusqu’à l’embarquement à Ghazaouet de ce dernier sur le Solon, bateau qui devait l’emmener au soir du vendredi 24 décembre 1847 à Oran, d’où il quitta définitivement l’Algérie le jour de Noël, à bord de la frégate « Asmodée », pour subir les retombées de l’une des trahisons de la parole française. El Hadj Jilani Benfreha Al Mahaji fut à son tour déporté en Corse où il fut enterré.

Référence : Site official de (L’Émir Abd-El-Kader et les premices de l’Etat Algérien moderne)

Cliquer Ici : http://eldjazaer.tripod.com/abdelkadertxt.htm


Douar Ain Affeurd à El Gaâda (Oran).











Le vieux cimetière des Mahaja se trouve à Ain Affeurd qui est le quartier historique du village d’El Gaada (tous les autres quartiers sont apparus après la politique de regroupement des douars entreprise par l’armée française à partir de 1958 pour isoler les maquisards anticoloniaux de la population qui les soutenait, et ensuite après la terreur menée dans l’Algérie algérienne contre les civils durant la décennie 1991-2001).


La Bataille de La Mactaa (1835).














Les Anciens Mahaja, dont Hadj Bouchentouf El Mahaji (un Oulama des Mahaja el Fwaga), ont toujours soutenu que ce cimentière a plus de cinq siècles. On dit également que dans un carré, juste à gauche du Mausolée de Sidi Slimane, sont enterrés soixante-dix combattants partisans de l’Emir Abdelkader, tués lors de la Bataille de La Mactaa le 28 juin 1835, une bataille menée triomphalement par le jeune chef arabe Abdelkader (âgé à peine de vingt-six ans), contre les troupes françaises commandées par le général Trézel. Ces martyrs furent ramenés pour être ensevelis en terre de Mahaja qui, selon la volonté de leurs familles et les croyances maraboutiques de l'époque, serait plus propice pour accueillir ces pieux et valeureux guerriers (les moudjahidines).

Mais aujourd’hui, selon les vieux visiteurs qui le connaissaient bien avant la guerre d'Algérie (1954-1962), ce cimetière est dans un état de délabrement pitoyable, sans clôture, ravagé par les troupeaux qui ont décimé presque tous ses beaux palmiers nains, la totalité de ses jujubiers sauvages et la variété d’arbustes endémiques appelés khacheb. Pire que cela, des stèles sont détruites et d’autres pillées pour la construction de maisons. Le tout sans réaction des autorités locales ni de celles du Ministère du Waqf (Ministère du Culte). Le lieu n’a suscité aucune curiosité, semble-t-il, des responsables départementaux du Patrimoine de la wilaya de Mascara dont, malheureusement, il dépend aujourd’hui, alors que jusqu'en 1975 la Commune d'El Gaada faisait partie du département d’Oran. Des visiteurs stupéfaits racontent même qu'un paysan a accaparé une parcelle du cimentière en posant une clôture sordide qui empêche toute personne d’accéder à la partie en contrebas du cimentière et à l'oued, tout ce sacrilège pour constituer un terrain de pâture pour son troupeau et son bourricot. Où sont donc les autorités politiques, religieuses, culturelles de cette commune? Où sont ses notables et ses érudits ? Quelle considération mérite une population qui n'a point de respect pour ses morts? Jamais un imam n'a rappelé à tout ce monde, ou plutôt à tous ceux qui ne ratent aucune prière du vendredi, ce verset du Coran à appliquer dans toutes leurs pensées et tous leurs actes quotidiens de musulmans : "Vous êtes la meilleure communauté issue des hommes, vous ordonnez le convenable, vous dénoncez le blâmable et vous croyez en Allah" (Sourte III. La Famille de Imrân, verset 110)?


Mostefa Ben Brahim.












Mostefa Ben Brahim Né en 1800 dans un Douar d'Al Mahaja Boudjebha à El Gaâda 40 kms d'Oran est un grand poète algérien, Mostefa Ben Brahim fut la gloire de la poésie populaire algérienne dite ‘’Melhoun’’. Son œuvre aura particulièrement eu une influence considérable sur la chanson oranaise qui perdure jusqu'à aujourd’hui. Safa, comme on le nommait, poète et imam formé à la Zaouïa Al Mahajia.


Douar Boudjebha à El Gaâda (Oran).












Safa est un homme sage et respecté par les Oranais les tribus des Zmalas, El Ghoulems, El Gherabas, Ouled Ali et sa tribu d'Al Mahaja ainsi que d’autres régions comme des Beni Ameur de Sidi-Bel-Abbès, Ouled Sidi Slimane et Ouled Souyad de Sfisef.

Les paroles de Safa, de son vivant, subjuguaient les populations de l’Ouest et même de plus loin. Mostefa Ben Brahim a été une source importante et une éminente référence à tous les interprètes et cheikhs du genre bédouin Oranais, haouzi et moderne durant le XXe siècle. Ses œuvres restent toujours appréciées et recherchées. Les œuvres les plus marquantes sont, entre autres, El-Goumri, Dellil ki toual, Yamnna, Fi wahran skna ghouzali, Khadra ya naci, Dekhette lel mdina, Gueblou bel houria, El-Miloud el-miloud, Gualbi lefeker lewtane, Ya ouelfi mouhal, etc. Mostefa Ben Brahim n’a jamais enfreint les règles de sa communauté, ni même trahi qui que ce soit, il avait toutefois un démon qui le titillait et le faisait vivre toujours dans la joie et le bonheur.

L’administration française l’installe en qualité de caïd des Ouled Slimane dans la willaya de Sidi-Bel-Abbès, chargé de la perception des impôts auprès des populations locales. Craignant la colère de son supérieur, Refusant d'exécuter les ordres, il est relevé de ses fonctions il s’exile à l'âge de 45 ans, à Fès, au Maroc. Mostefa Ben Brahim était le héros et le modèle de la tribu des Ouled Slimane (Beni-Ameur). Séducteur infatigable, ce poète et barde a créé toute une légende autour de son existence.
Mort en 1867, il est enterré dans le cimetière du village de M'Cid proche de Sfisef dans la willaya de Sidi-Bel-Abbès.

(Serej ya fares ltame lel bahja rouh ya khlili chateb mena lel mekane la Zohra rouh âid resli tewsal merkhoufet el hezam fi wahran sakna ghzali). Mostefa et d’Origine d’Oran.

Mekane (C’est ta dire la place), Zohra (C’est sa mère), Wahran (C’est Oran) sakna ghzali (Sa femme habite ou à douar Boudjebha à El Gaâda dans la région d’Oran. C'est ta dire que Mostefa Ben Brahim men Wahran (Wahrani) mechi men Bel Abbés juste kane Cadi fi Bel Abbés .

(la commune de Mostefa Ben Brahim dans la wilaya de Sidi-Bel-Abbès porte son nom).



















la première école d'Al Islah en Algérie








Sidi Makmous Al Mahaji (Alim Jalil) et c'est lui le fondateur de la première école d'Al Islah en Algérie dans les début du 19eme siècle d'ailleurs Cheikh El Arbi Tebbessi a dit le jour de la mort de Sidi Maknous Al Mahaji et le fils de Sidi Mohmed Ben Freha Al Mahaji le premier gouverneur de la capital Mascara dans l’état de l’Émir Abdelkader.
Si Tayeb Al Mahaji.












Si Tayeb Al Mahaji né en 1881 et mort le 17 octobre 1969, est un imam et écrivain algérien. Personnalité religieuse éminente d’Oran, il est l’un des fondateurs de l’Association des oulémas musulmans algériens, et un ami de Cheikh Abdelhamid Ben Badis. Il est issu d’une grande famille de savants en théologie.


Cimetière Moul Eddouma.









1969 : Si Tayeb Al Mahaji, Il meurt le vendredi 17 octobre, il est enterré dans le cimetière « Moul Eddouma » au quartier Raz el Aïn, au pied du Murdjadjo.

Zaouïa Derkaouia Al Mahajia (Tahtaha).











Al Mahaja son les premiers fondateurs de la Tarika Derkaouia (Zaouia Derkaouia Mahajia) à Oran en Algérie par Sidi Bouazza Al Mahaji disciple de Moulay Larbi Derkaoui à Fès au Maroc.1912, Ouverture de la Zaouïa Derkaoui Al Mahajia sur la rue Hadi Hacène au coeur de l'actuelle Mdina Jedida (Tahtaha), le quartier arabe à l'époque coloniale. où Si Tayeb Al Mahaji il fonde la première école libre moderne à Oran, appelé par la suite la mosquée Cherifia (en l’honneur des Chorafa d’Al Mahaja). Durant près de soixante-dix ans, il enseigne à des milliers de tolbas, les sciences religieuses et linguistiques. Référence : Live de Houari Chaila (Oran Histoire d’une ville : Page 140) Éditions EDIK (Algérie)














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الطيب المهاجي. - مولاي بن شريف. - السعيد اليجري. - حسن الطرابلسي





Livre (ORAN Histoire d'une ville).








Mosquée de Sidi Abu Madiyan Chu'ayb Fès (Maroc).

















Chérif idrisside Sidi Abu Abdullah Abu Ya'za Al Mahaji (Sidi Bouazza Al Mahaji) fondateur de la Tariqa Derkaouia al Mahajia.

Sidi Bouazza Al Mahaji est le fondateur de la confrérie musulmane Shadhiliya-Darqawiya-Mahajiya en Algérie, Il est natif de l'actuelle de Tlemcen (Algérie). Il mourut, qu'Allah lui Soit Miséricordieux, le vendredi 28 Safar 1277 de l'Hégire, correspondant au 14 Septembre 1860, il fut enterré dans la mosquée de Sidi Abu Madiyan Chu'ayb, qui est connue dans l'extrême quartier de la Rumayla de la partie andalouse de Fès (distance d'un arc à droite de mihrab, un sanctuaire qui est visité et sa bénédiction sollicitée). qu'Allah soit satisfait de lui et sanctifie son esprit noble.

Moulay Larbi Derkaoui crée l’ordre des Derkaoua eut de nombreux disciples : Sidi Ahmed El Bedaoui El Fassi, Sidi Mohammed El Bouzidi, Sidi Mohammed El Harraq, Sidi Abdelouhad Ed Derbarh El Fassi, Sidi El Hadj Mohammed El Rhomari, Sidi Mohammed El Fassi, Sidi Malek Ez Zehouni et Sidi Bouazza Al Mahaji. Les sept premiers disciples de Moulay Larbi Derkaoui sont tous Marocains. Ils ont tous fondé des tarika qui portent leur nom. Seul Sidi Bouazza Al Mahaji est Algérien. Il a fondé la Tarika Derkaouia en Algérie. Al Mahaja : Sont les premiers fondateurs de la Tarika Derkaouia Al Mahajia en Algérie, par Chérif Idrissid Sidi Bouazza Al Mahaji.



référence.















Référence : Site official de Zaouïa Al Alawiya de Mostaganem (Les Amis du Cheikh Ahmed al-Alawi).
Cliquer Ici:
http://al.alawi.1934.free.fr/modules.php?name=Content&pa=showpage&pid=96

Messali Hadj et Zeddour Mohamed Brahim Belkacem.
















Zeddour Mohamed Brahim Belkacem le fils de (Si Tayeb Al Mahaji) l'un des "cerveaux" de la révolution algérienne, il était étudiant et en même temps l'un des animateurs directs du mouvement nationaliste au Caire. Il est le premier martyre étudiant de la révolution.


Houri Boumediene et Zeddour Mohamed Brahim Belkacem.






Le 2 novembre 1954 Zeddour Mohamed Brahim Belkacem, est arrêté par les autorités françaises à cause de son activisme révolutionnaire, quelques jours seulement après son retour d'Égypte, où il était étudiant et en même temps l'un des animateurs directs du mouvement nationaliste au Caire. C’est El Kacem, parti d’Algérie au Caire via Tunis après sa détention et sa libération à la suite des manifestations du 8 mai 1945 qu’il a dirigées à Oran, qui reçoit le jeune Mohamed Boukharouba, futur Houari Boumediène, à son arrivée au Caire après avoir accueilli Abdelhamid Mehri et Hocine Aït Ahmed. Il est un des délégués du PPA-MTLD en Égypte. Premier martyre étudiant de la révolution algérienne, il succombe deux jours plus tard à Alger sous la torture par les agents de la DST.


Zeddour Mohamed Brahim Belkacem et Mohamed Benahmed dit Commandant Moussa.








Zeddour Mohamed Brahim Belkacem (debout troisième à partir de la gauche), Mohamed Benahmed dit Commandant Moussa (quatrième)

Référence : Site de Mohamed-Senni Al Mahaji ( Il y a 50 ans était assassiné Kacem ZEDDOUR) La Voix de l'Oranie.

Cliquer Ici : http://zeddour.commandant-moussa.com/article.htm



Ahmed Zahana Al Mahaji.












Ahmed Zahana Al Mahaji, plus connu sous le nom de Ahmed Zabana est né en 1926 dans un Douair d'Al Mahaja El Ksar près de Zahana (ex. St Lucien) à 32 km dans la banlieue d'Oran. C'est dans le quartier populaire M'dina Jedida à Oran qu'il grandira. Militant dès son jeune âge. Il y fit ses études primaires, obtint son certificat d'études et s'inscrit dans un centre de formation professionnelle l’école de formation des métiers de chaudronnerie, électricité et soudure située au sous-sol du marché karguentah (centre ville d'Oran, aujourd'hui place Zeddour Mohamed Brahim Bel Kacem) où il apprit le métier de soudeur. Il a travaillé à la cimenterie de la Cado (Zahana) dans la banlieue d'Oran située à 3 kilomètre d'El Gaâda. Par ailleurs, on saura qu’Ahmed Zabana a joué à l'ASMOran en équipe réserve.














Il fut membre de l'aile militaire de l'Organisation Secrète. Fervent défenseur de la cause nationale, il s'orienta vers la formation de cellules de l'organisation. Il se distingua par sa participation à l'attaque de la poste d'Oran aux côtés d'autres grands révolutionnaires. Son engagement armé lui a valu plusieurs arrestations et incarcérations au niveau de nombreuses maisons d'arrêt. Ahmed Zabana le premier martyre mort guillotiné par l'armée française le 19 juin 1956 à Alger, dans la sinistre prison de Sarkadji. L'opération fut inhumaine si on ose dire : la première fois la guillotine s'est arrêtée sans toucher le cou du condamné. Normalement, la loi prévoit l'arrêt de l'opération. Mais puisqu'il s'agit d'un indigène et de surcroît rebelle, le bourreau essaya une seconde fois sans succès, et c'est à la troisième qu'il décapita le martyr.



Ahmed Zabana.















La dernière lettre du condamné à mort Ahmed Zabana Al Mahaji.

Mes chers parents, ma chère mère.

Je vous écris sans savoir si cette lettre sera la dernière et cela, Dieu seul le sait. Si je subis un malheur quel qu'il soit, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu, car la mort pour la cause de Dieu est une vie qui n’a pas de fin et la mort pour la patrie n'est qu'un devoir. Vous avez accompli votre devoir puisque vous avez sacrifié l'être le plus cher pour vous. Ne me pleurez pas et soyez fiers de moi. Enfin, recevez les salutations d'un fils et d'un frère qui vous a toujours aimés et que vous avez toujours aimé. Ce sont peut-être là les plus belles salutations que vous recevrez de ma part, à toi ma mère et à toi mon père ainsi qu' à Nora, El Houari, Halima, El Habib , Fatma, Kheira , Salah et Dinya et à toi mon cher frère Abdelkader ainsi qu'à tous ceux qui partageront votre peine. Allah est Le Plus-Grand et Il est Seul à être équitable.

Votre fils et frère qui vous aime de tout son cœur H'mida.



Zahana Ex: St Lucien (Oran).











Après sa mort il est enterré dans le grand village de sa région natale Zahana (St Lucien) 32 km dans la banlieue d'Oran.

Ghar Boudjelida « la grotte de la chauve souris ».












A environ 3 ou 4 kilomètres d'El-Gaada-Centre se trouve une grotte appelée Ghar Boudjelida (grotte de chauves-souris) à douar Chorfa qui servit de PC (poste de commandement) du Front de libération nationale (FLN) de la ville d'Oran pendant la guerre d'Algérie Zone 4 (Wilaya V) jusqu'au moment de la capture du résistant anti-colonial Ahmed Zabana.

Oran Zone 4 (Wilaya V).








la bataille de Ghar Boudjelida à El Gaâda (Oran).










Lors de la bataille de Ghar Boudjelida, l'armée française y lança un assaut contre les indépendantistes le 8 novembre 1954 au cours duquel Ahmed Zabana (Zahana) fut capturé par les troupes françaises. Ramené par l'armée française à dos de mule et déposé, avec ses camarades morts et blessés, devant la porte de l'un des deux garages de l'école communale d'El Gaâda (école fondée en 1905 par l'administration coloniale) pour les montrer aux élèves, l'un des instituteurs pieds-noirs, Monsieur Casé, un agent du renseignement de l'armée française, dit à ses élèves du cours de Fin d'études primaires : "Voilà ce qui vous arrivera si vous suivez les rebelles". Suite à cette bataille, la population de Ain Afferd aura droit à une matinée de propagande : un discours de lavage de cerveau, en arabe populaire, avec des hauts parleurs pour dissuader la population de soutenir le FLN, en traitant de tous les noms les résistants. Hélas pour les idéologues du colonialisme, la région ne sera pas pacifiée pour autant, elle fournira à la Résistance anticoloniale, pendant toute la guerre d'Algérie (1954-1962), un grand nombre de moudjahidines et de martyrs.


L’armée française sur les Montagnes d'El Gaâda (Oran).








Mais comme dans toutes les régions d’Algérie, cette localité a aussi fourni à l’histoire de la Résistance anticoloniale son lot, parmi les chourafa (nobles), les marabouts et leurs serviteurs (khoudem), de farouches résistants à la colonisation, de tièdes partisans de l’Algérie française, des familles qui ne se sont engagées dans rien (les spectateurs de l'histoire); et également son contingent de harkis et collaborateurs convaincus par l'invincibilité de la puissance de feu du colonisateur et singulièrement quelques choufs , c'est-à-dire des éléments harkis infiltrés par le FLN dans l’armée française, pour aider l’A.L.N (Armée de libération nationale) à se déplacer en sécurité (éviter les embuscades, les ratissages et les encerclements).


Les quartiers d'Oran.













Après les durcissements de le guerre en 1957 et les massacres commis par l'armée française contre les populations des douars des Rmaissiya, des Twahria, des Gwasem, et d'autres., tous soupçonnés d'héberger et d'aider les maquisards, et surtout après les tentatives d'humiliation de la population de Ain Affeurd - l'obligation de chaque famille de venir au complet chaque matin assister à la levée du drapeau français devant la mairie d'El Gaâda -, certains chefs de familles fières de leurs origines et sous surveillance permanente des collaborateurs antinationalistes qui voulaient gagner des galons, ont préféré s'exiler et mettre leurs familles à l'abri dans l'un des quartiers de la ville d'Oran, comme le quartier Lamur arrondissement d’El Hamri et le quartier Victor Hugo (Tirigou) arrondissement de Ibn Sina , où on retrouve à présent une forte concentration des familles originaires d'El Gaâda.



La population d'El Gaâda (Oran) en 1954 - 1962.








La population d'El Gaâda a commencé à être un peu soulagée, lorsque le chef des collaborateurs, un ancien caporal de l'armée française, le dénommé Djenen Chrif Ben Yamna, dit "El Kabrane" (le caporal), a été abattu en pleine nuit, devant chez lui, par un membre de l'ALN qui réussit à prendre la fuite, malgré l'impressionnant déploiement de l'armée française, ses harkis et ses collaborateurs. L'homme a été averti maintes fois par son fils, le nommé Saïd (qui donnait des renseignements au FLN glanés à l'insu de son père) de cesser sa collaboration avec l'armée française, mais n'a rien voulu savoir; bien au contraire, il avait l'habitude de s'adressait avec mépris aux Mahaja en croyant à l'éternité de l'Algérie française. Son exécution a retenti comme un cataclysme dans toute la région, jusqu'aux villes de Sig, Oued Imbert, Bel-Abbès, Oran,... où s'étaient exilées les familles d'El Gaâda menacées par l'armée française et ses collaborateurs indigènes.

La mort horrible de cet homme (le tireur a visé la tête, après la chute du corps, les témoins ont vu ses chiens dévorer son cerveau) a servi à montrer à tous les petits collaborateurs indigènes locaux et aux partisans indigènes de l'Algérie française que le FLN peut, à tout moment, les atteindre quelles que soient les protections dont ils croient bénéficier. Les familles révolutionnaires avaient quitté El Gaâda pour s'installer dans les grandes villes de l'Oranie, les braves garçons ayant rejoint le maquis ou les groupes de fidaiyines, les petits collaborateurs d'El Gaâda se sont calmés parce qu'ils ne restaient en face d'eux, en grande majorité que des familles spectatrices de l'histoire.

Le village va bénéficier d'extensions côté Est et côté Sud de Ain Affeurd (le centre historique), avec deux nouveaux quartiers : le quartier Elgroumma (le Regroupement) où l'armée française a fait construire et héberger les habitants expulsés de leurs douars; et le quartier de Laçasse, qui est en fait le SAS (Service d'Action et de Sensibilisation) logé dans une caserne construire en 1956 en face de laquelle fut installées à la hâte quelques rangées de minuscules maisons en parpaings et taules ondulées (probablement en amiante) pour héberger uniquement les harkis et leurs familles.

Al Mahaja.












Déjà, M’dina Jdida fonctionnait comme pôle d’attraction de la population algérienne de la région. Avec l’arrondissement d’El Hamri, M’dina Jdida exerce sa fonction de lieu de mémoire et de mobilisation du mouvement national. La socialisation des masses populaires passe autant par les partis politique que par les clubs sportifs dont le plus populaire et le plus titré était alors L’Union Sportive Musulmane d’Oran. l’USMO. Depuis leur petit centre d’El Gaâda, les Chorafa d'Al Mahaja viennent dispenser des cours d’arabe et de religion. Ils forment des générations de jeunes qui vont militer dans les différents courants du mouvement national. Autour de Houari Souyah, Mohamed Benhamed dit Commandant Moussa et Hamou Boutlelis dans les médersas Mouvement pour le triomphe des libertés démocratique (MTLD) ou réformistes, dans les cercles politique et le mouvement scout, dans les clubs de football, l'USM Oran, l’ASM Oran, le MC Oran et l’EM Oran, des jeunes se mobilisent a M'dina Jdida, mais aussi dans les faubourgs de Victor Hugo (Tirigou) de Lamur, Medioni, Lyautey arrondissement d'El Hamri et dans les autres quartiers.



USM Oran fondé en 1926.

ASM Oran fondé en 1933.

SCM Oran fondé en 1945.

MC Oran fondé en 1946.






M.C.Oran 1946












Dans la nuit du 14 mai 1946, veille de la fête musulmane du mawlid, des Lamuriens se sont réunis dans un salon de coiffure situé à la Rue Er Rouaz et appartenant Ali Bentouti au quartier Lamur de l’arrondissement d’El Hamri. Ils décident de fonder le Mouloudia Club d'Oran (MC Oran) sous la responsabilité de Bessol Mohamed en compagnie d'Ali Bentouati, Hadj Boutaleb, Omar Rouane Serrik.














Le cérémonial de fondation du Mouloudia se déroule dans la grande Mosquée Abou Bakr (As-Siddiq) dans le quartier Lyautey de l’arrondissement d’El Hamri, en présence du Cheïkh Saïd Zamouchi, le représentant de l'influent Si Tayeb Al Mahaji (Alem Jalil), un des fondateurs de l'Association des oulémas musulmans algériens. Le Mouloudia club d'Oran a été inspiré de la fête de Leilat el Mawlid Ennabaoui Echarif : Mouloudia de Mawlid, club béni par le grand Imam et écrivain algérien Si Tayeb Al Mahaji.

le Mouloudia Club d’Oran. Après avoir été un berceau de la révolution pour le recouvrement de l’indépendance nationale, ce quartier populeux qui était habité dans sa presque totalité par des Algériens, payera un lourd tribut en martyrs et en hommes courageux pendant sept ans de guerre contre le colonialisme.














Les premières leçons de patriotisme :


Une population grouillante dont l’origine fut la plaine d’El Gaada d’Al Mahaja, des El Ghoualem, des Gherrabas, des Zmalas et des Douairs. Le quartier d'El hamri chanté par les Chioukhs de renom. Est un centre d’activités multiples, avec des relation ouvertes sur M’dina J’dida et Médioni. Aujourd’hui, que de symboles et de repères continuent d’aviver l’esprit et d’entretenir le souvenir de ceux. Morts pour la plupart, qui ont formé cette grande équipe du palmarès éloquent : Référence : livre de Saddek Benkada (ORAN Face à sa mémoire : Page 87) Éditions Bel Horizon (Algérie).




Si Blaha Al Mahaji au Stade Ahmed Zabana.









Le grand parrain d'Al Mahaja aujourd'hui Si Blaha Al Mahaji.




livre (Oran face à sa mémoire).










Cheikh Med Said Zemmouchi.








LE Cheikh Said Zemmouchi, natif de Ain El Beida l'Est de L'Algérie, dans année 1935, l'association des Oulémas Algériens, délègue à Oran Cheikh Med Said Zemmouchi. est le disciple et le beau fils de Si Tayeb Al Mahaji pour la création de la Médersa, en vue d'enseigner la langue nationale et la religion. A cette époque, la langue y était peu ou presque pas enseignée et le besoin se faisait fortement sentir d'abjurer la religion de tout ce qui lui était étranger comme la superstition et les pratiques obscures telles que le maraboutisme. Référence : live de Houari Chaila (Oran Histoire d’une ville : Page 133) Éditions EDIK (Algérie).




Livre (ORAN Histoire d'une ville).









Cheikh El Miloud Al Mahaji.














Cheikh El-Miloud Al-Mahaji (arabe : الشيخ الملود المهاجي) est né à Oran (Algérie) en 1909 et est décédé le 30 juin 2001.
Cheikh El-Miloud Al-Mahaji, qui fut grand imam à Oran, est issu d’une famille appartenant à la grande tribu des Chorafas idrisside installée à El Gaada à 40 km d’Oran, un plateau situé dans les monts des Ouled Sidi El Freïhi. Cette famille s’est installée auprès du bey Mohamed El Kébir à Oran vers la fin du XVIIIe siècle. Un de ses grands pères fut conseiller du bey d'Oran. Cheikh El-Miloud Al-Mahaji a appris le Coran, puis a étudié diverses sciences religieuses. Il s’est singularisé en étant le premier étudiant de l’ouest algérien du cheikh Abdelhamid Ben Badis à Constantine, où il trouva sa voie à travers l’Islah qui visait à restituer à l’islam sa grandeur et sa pureté originelle en le libérant de l’obscurantisme et du sectarisme. Durant 70 ans, El-Miloud al-Mahaji a consacré son énergie à la formation et à l’éducation conformément aux principes de l’islam. Son prosélytisme religieux était doublé d’un profond sentiment patriotique. Ceci amena un grand nombre d’élèves à rejoindre les rangs du FLN, puis de l’ALN jusqu'à la libération nationale.
Référence : Association Musulmane d'Oran Mosquée Al Hidaya.
Cliquer Ici
: Cheikh El-Miloud Al-Mahaji (hidaya mosque)

Médersa El-Falah.














En 1936, un comité de la Médersa est constitué sous la férue de Cheikh El Miloud Al Mahaji et de la Médersa du même nom. Président de l’association, ainsi que d'autres personnalités de la ville tels que Souyah Houari, Mahi-Bahi-Amar Kaddour, Tayeb Tsouria-Belaid, Baghdad Abou-kébir, Ahmed Semghouni, Hamou Nafi, Habib Charfaoui, Habib Rekik, Cheikh Hafiz Lakhdar, Houari Bendjebar, Abdelkader Mekki, Houari Kandsi, Benguesmia Chadli Baghdadi.Un notable de la ville d’Oran, qui aida énormément l’association naissante, moralement et matériellement. Référence : live de Houari Chaila (Oran Histoire d’une ville : Page 138 et 139) Éditions EDIK (Algérie).



Livre (ORAN Histoire d'une ville).











L’Association des Oulémas musulmans d'Oran.





L’Association des Oulémas musulmans de la ville d’Oran avec Cheikh Abdelhamid Ben Badis, Si Tayeb Al Mahaji, Cheikh El Miloud Al Mahaji et Cheikh Said Zamouchi.

Si Tayeb Al Mahaji, membre fondateur de l’Association des Oulama algériens, donne également quelques éclairages dans son ouvrage en arabe « Les précieux bienfaits et les mémorables souvenirs de ce que j’ai vécu d’important au passé et au présent » Référence : (édition de la Société algérienne d’édition et de papeterie, Oran, 1966).



Livre de Si Tayeb Al Mahaji en 1966.

















Usine de la cimenterie de la Cado à El Gaâda (Oran).











Le premier grand Usine de l’Industrie de la ville d’Oran.

Dans cette région en se trouve la cimenterie de la Cado Le premier grand Usine de l’Industrie d’Oran (les Ciments artificiels d'Oran, groupe Lafarge), Oran, nationalisée en 1968 et portant depuis, le nom de SNMC- Zahana (Société nationale des matériaux de construction) que le gouvernement a privatisée en 2009 au profit d'un groupe égyptien qui l'a revendue au groupe Lafarge. Elle fut longtemps considérée comme la première grande usine de l'Ouest algérien Oranaise.


Zaouïa Belkaîdiya (Tarika Derkaouia Al Mahajia) de Sidi Maârouf (Oran).













Al Mahaja, aujourd’hui à dispenser le prosélytisme religieux et la Tarika Derkaouia dans ses nombreuses Zaouïas à Oran et dans les grandes régions de l’Ouest d’Algérie. La Zaouïa Belkaîdiya qu’il dirige à Sidi Maârouf distante de 15 km d’Oran dispense un enseignement dans les différentes branches du savoir : étude du Coran et de la science du hadith, culture littéraire, culture scientifique... Toute l’activité de la zaouïa gravite autour d’un centre d’intérêt : la foi et la science.

Découpage Territorial de 1975 (Mascara).










Ce village dénommé El-Gaada, jadis commune de la Wilaya d’Oran. Mais après le nouveau découpage territorial de 1975, le village (aujourd'hui petite ville) est une commune rattachée à la Wilaya de Mascara bien que cela apparaisse aberrant pour sa population (en effet, il y a 40 km de distance entre la ville d'Oran et l'extrémité nord de la commune d'El Gaâda et près de 80 km de distance entre la ville de Mascara et l'extrémité sud de la commune d'El Gaada). Raison supplémentaire de ce découpage aberrant : le village d’El-Gaada est historiquement plus rattaché à l'histoire d’Oran qu'à l'histoire de Mascara. Le prochain découpage administratif fera passer certainement la commune d'El Gaâda soit dans le futur département (Wilaya) d'Oran notre ville incha Allah.

El Gaâda est historiquement plus rattaché à l'histoire d’Oran qu'à l'histoire de Mascara. Ce village dénommé El Gaâda, Jadis appartenait à la Wilaya d’Oran . Mais après le nouveau découpage territorial de juin 1975, Il fait partie désormais de la Wilaya de Mascara sachant que la distance séparant El Gaâda de Mascara est supérieure à 80 Km. Le village d’El Gaâda avec une riche histoire associée a celle d’Oran, aurait du être inclus dans le territoire de la Wilaya d’Oran et non pas dans celui de Mascara. Pourquoi le découpage territorial a divisé les habitants citadins et les Chorafas de la ville d'Oran par d’autres wilayas.


















Découpage Territorial de 1975 (Oran).











Bien avant dans l'histoire administrative, le douar d'El Gada avait fait partie de la commune mixte de Sainte Barbe du Tlelat (actuellement Oued Tlelat) avec 8 autres douars (arrêté du 23/09/1874), puis de la commune mixte de St Lucien (l'actuelle Zahana) qui comprenait en 1884, les douars d'El Ksar, de Oum el Ghelaz, de Sidi-Ghalem, de Tenazet, Oued Tlelat, d'El Teniat, d'El Gada et de Toumiat. Cette commune mixte était comprise dans l'arrondissement d'Oran. La population du douar d'El Gaâda était en 1884 de 2839 habitants sur 8498 ha, contre seulement 5000 ha actuellement. Une partie de la population de cette commune mixte était formée des Cheurfas el-Guetarnia (orthographe du capitaine Daumas, consul à Mascara), tribu rattachée à la confédération des Beni-Amer, dont l'aga était Mohammed ould Tamy en 1839, sous Sidi Bou Hamidi khalifa d'Abd el-Kader pour le Gharb (nom correspondant à la division administrative et militaire occidentale de l'ancien beylick d'Oran dans l'organisation de l'émir Abd el-Kader).

Aujourd'hui le douar de Cheurfas et le douar d'El-Guetarnia ne font pas partie de la commune d'El Gaâda (qui a perdu près de 3 500 ha de superficie au profit de nouvelles communes). Ces deux tribus sont devenues de nouvelles communes.

Les douars des Cheurfas et el-Guetarnia qui ne sont pas des fractions d'Al Mahaja, alignaient, d'après Daumas, 500 fantassins et 60 cavaliers. Ces Beni-Amer, d'origine Hilalienne, installés au XIVe siècle autour de la Grande Sebkha d'Oran, dans la région de l'actuelle Aïn Témouchent, et dans la plaine de la Mekerra, avaient incorporé depuis le XVIIe siècle des fractions maraboutiques, et étaient passés en masse à la Derkaoua à la fin du XVIIIe siècle.




















Oran (Wahran).














(El Gaâda Sa commune est situé a 40Kms au sud-est dans la banlieue d'Oran et s'étalent sur une superficie de 5000Ha).




Distance avoisinant d’Oran:












Oued Tlelat Ex: Saint barbe du Tlélat ( Oran) 27 Kms












Zahana Ex: St Lucien (Oran) 32 Kms.














La Cado usine de la cimenterie (Oran) 37 Kms.














El Gaâda (Oran) 40 Kms.











Plus avant, El Gaâda avait fait partie de la commune mixte de Sainte Barbe du Tlelat (Oued-Tlelat) avec 8 autres douars (arrêté du 23/09/1874), puis de la Commune Mixte de St Lucien (Zahana) qui comprenait en 1884, les Douars de El Ksar, Oum el Ghelaz, Sidi-Ghalem, Tenazet, Telilat, El Teniat, El Gaâda et Toumiat. Cette commune mixte était comprise dans l'arrondissement d'Oran. La population d'El Gaâda était en 1884 de 2839 habitants sur 8498 ha.







Les Douars d'El Gaâda :

La commune d'El Gaâda est constituée de plusieurs villages (ou douars) :

Ain Affeurd, le chef lieu de la commune de Zahana et Chrofa, le chef lieu de la commune de Sig.

Ain Affeurd, Araïba, El Blas, Kedadra, Meloula, Mekhatria, Messatfa, Ouled Sidi Baghdad, Ouled Sidi Amar (I & II), Ouled Sidi Ben Ahmed, Ouled Sidi Freïh (I & II), Ouled Sidi Saïd, Remaïssia, Saadia, Sekarna, Souaïhia, Souala, Zelalta, Zouabra, Chorfa, Ain Chorfa, Boudjebha, Shailia, Blaihia, El Jfafla, El Mkhachich, El Twahriya, El Gwasem, Ouled Bahria, El Diyayet, El Zramcha, Ouled M'barek, El Bouadid, Ouled Bou Hariz, Ouled Abba Bou, El Saaîdiya, El Kdadra, El Zwadra, El Brabir, El Guetarnia, Oued El Mabtouh etc.




Cimetière de Zahana, la cimenterie de la Cado et les Montagnes d’El Gaâda (Oran









Barrage Ain Chorfa à El Gaâda (Oran).









Le barrage des "Cheurfas" (Source des nobles) en l’honneur d’Al-Mahaja, situé sur l'Oued Mekerra, à 20 km en amont de Saint-Denis-du-Sig, dans la banlieue d'Oran mais dans le département de Mascara, a été construit en 1880-1882 pour assurer les irrigations de la plaine du Sig. C'est un barrage-poids, de 30 m de hauteur, en maçonnerie de moellons.

1873 : début des travaux.

1880 : fin travaux
Le mur de soutènement est de 100 m de long, 22 m d’épaisseur à la base, 20 m de hauteur.

1883 : mise en service.

1885 : il est rempli en totalité.

08/02/1885 vers 5 heures du soir : suite à des pluies torrentielles, les terrains de la rives droite cèdent & rupture du Grand barrage puis du Petit barrage qui cède a son tour. Une vingtaine de maisons s’écroulent. Grâce au courage du Caïd d'El Gaâda Mohamed Ben Mustapha qui n’hésita pas a crever son cheval pour annoncer la nouvelle. Une partie de la population s’enfuit vers le sanctuaire de Notre-Dame.

La reconstruction :

1890 : les fondations sont terminées 1893 : 16, 000,000 m3, longueur 160 m, hauteur 29 m, largeur à la base 32 m, largeur de la plate forme 4 m.

1927 : résiste à l’hiver où à une lame d’eau de 1,80 m se déverse au dessus.

1936 : consolidation, 37 câbles métallique disposé tout les 4 m le long du déversoir, tiré chacun à 1,000 t.

Un petit barrage voûté de 6 m de haut & 70 m de long construit à 300 m en aval protège le pied de l’édifice contre les affouillements consécutifs aux déversements.


Le Grand Barrage de Ain Chorfa à El Gaâda (Oran).












La pèche au barrage de Ain Chorfa à El Gaâda (Oran).















Barrage Ain Chorfa (Source des nobles) en l’honneur des Chorafa d’Al Mahaja.










(Avec les phénomènes migratoires internes et externes, de nombreuses familles des Al Mahadja ont quitté depuis longtemps leur village pour s'installer dans les petites et grandes villes d'Algérie et beaucoup sont au Maghreb, Proche-Orient, Europe, Amérique du Nord).
Les Familles issues d'Al Mahaja
La grande tribu Al-Mahaja a eté découpée en plusieurs clans par l'administration française qui a officialisé des noms patronymiques composant l'arbre généalogique d'Al-Mahaja. Cette administration a commencé par les Ouled Sidi Amar Lakehal. Avant cela, c'était respectivement le prénom du père (précédé ou non de Ben ou Ibn, fils de) et ensuite celui du grand père paternel (précédé ou non de Ben ou Ibn, fils de) qui servaient de nom de famille à chaque individu. La France a révoqué cette coutume et imposé la sienne aux indigènes. C'est une des premières pratiques d'acculturation des Algériens, une pratique non remise en cause après l'indépendance de l'Algérie. On reconnait aujourd'hui les familles Al-Mahaja par les noms suivants :
Clan maraboutique des ouled Sidi Amar Lakehal : Chibani Amar Bahi, Bahi Mahi Amar, Lakehal Bouhadi Amar, Slimane Bouhadi Amar, Adda bouhadi amar, Haddou bouhadi amar, Bahi Amar. (Douar Ouled Sidi Amar).

Clan maraboutique des ouled Sidi Meflah : Brahim Meflah, M'Cid Bouziane Meflah, Karim Meflah, Bouziane Meflah, M'Cid Meflah, Brahim Bouziane Meflah. (Douar El Aâraiba).

Clan maraboutique des ouled Sidi Ahmed Sayah : Hamdaoui (el h'maida), Sayah, Sid Ahmed Sayah, Mahmoud Sayah, Bendraou Sayah, Mahmoud Bendraou Sayah. (Douar Souaihia).

Les autres familles : El 'Alem (douar El-Bghadid), Bendia (douar el Dyayate), Belhaoui (douar el Blayhiya), Jenene-Chrif (douar el saaida), Ben Armas et Ben Abdallah-Ben Armas (douar el Rmaisiya), Ben Brahim, etc. Zeddour Mohamed Brahim, Kaddour Brahim, Taïeb Brahim, Freih Brahim, Adda Brahim, Sahraoui Brahim,etc. (douar El Fraiha). Ben Ahmed (douar El Hmaïda), Ben Dya (douar El Djayat), Ben Gabou (douar el Skarna), Derkaoui (douar Chorfa), Bekhechach (douar El Mkhachich), Boukraâ, Ben Aâchour, etc.

Les clans maraboutiques ont souvent accueilli un célibataire venu de très loin à la recherche d'un emploi, notamment dans l'une des fermes coloniales (il y en avait sept grands domaines coloniaux), à qui elles ont donné une femme et un gourbi (une case) pour s'établir, ce qui donna naissance à des sous-groupes bien distincts du clan des charifs-marabouts. Ainsi, les Ouled Sidi Amar, par exemple, comprennent quatre de ces sous-groupes étrangers aux charifs-marabouts (les Mrakcha et les Hdaïda). Ces groupes étrangers s’appellent les el 'ouchère (les familles recueillies). Ces familles qui n'appartiennent pas aux Mahaja portent les noms suivants : Bouyekken, Khatat, Dorbane, Bezaouji. D'autres familles maraboutiques qui possédaient beaucoup de terres, comme les El Alem (Douar El-Bghadid) ou les Taïeb Brahim (douar el Fraïha), avaient des esclaves noires qu'ils avaient affranchis au XIXe siècle. Aujourd'hui les descendants de ces esclaves forment une seule tribu appelée Ouled M'Barek. Ces descendants d'esclaves portent les noms de Salem, de Najar, etc. Depuis l'indépendance, ce sont plusieurs familles de bergers nomades venues du Sahara, de la région de Mechria, Boulktob et Naâma (Steppe algérienne du Sud Ouest) qui se sont sédentarisées et établies définitivement dans les quartiers d'El Gaada. Mais, ne jouissant pas d'une réputation valorisante, ces pasteurs et leurs descendants n'ont point réussi à sceller des alliances, par des mariages, avec l'un ou l'autre des clans familiaux Mahaji.

Ouled M’Barek Ils ont un seul et même ancêtre, à un noir nomme M’Barek en les appela par la suite les Ouled M’Barek Ces descendants d'esclaves portent les noms de Salem, de Najar, etc. Depuis l'indépendance, ce sont plusieurs familles de bergers nomades venues du Sahara, de la région de Mechria, Boulktob et Naâma (Steppe algérienne du Sud Ouest) qui se sont sédentarisées et établies définitivement dans les quartiers d'El Gaâda. Mais, ne jouissant pas d'une réputation valorisante, ces pasteurs et leurs descendants n'ont point réussi à sceller des alliances, par des mariages, avec l'un ou l'autre des clans familiaux Mahaja.

SOURCE : Certains passages de ce texte ont été tirés de certains livres d'histoire d'Oran, d'autres oralement et par internet.

Blaoui El Houari ''Nedjma''





15 commentaires:

  1. salam dear,
    I liked so much the work that you are doing on this blog. I wish my french language could help me read all that you mentioned, yet the pictures were very interesting and original...
    I hope you carry on showing people around the glob the beauty of our country.
    if any, any any thing I can do, you are the most welcome Dear.

    Yours Med Nedjmek

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  2. salut,
    c'est un blog intéressant ,pour l'histoire de l'Algérie et même Universel , et si vous me permettez un petit conseil pour la credibilite de ce blog ainsi que les informations contenue dans ce dernier ,verifier tous ce que vous ecrivez ,et la chose qui m'incite a m'exprimer ainsi c'est la phrase suivante "Mostefa Ben Brahim Né en 1800 dans un Douar d'Al Mahaja Boudjebha à El Gaâda 40 kms d'Oran est un grand poète algérien qui a rejoint également la résistance d'Abd El Kader face à la conquête française de l'Algérie (1830-1857)"reste a verifier s'il a vraiment rejoint la resistance d'Abdelkader???????????????
    Majid.
    Merci.

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    1. Salem alikoum
      moi aussi je suis de votre avis ; ce'est un tresbeau blog ; cependant j'ai relevé uen erreur ; est que le mausolé de Sidi Boumediene ne se trouve pas a Fes au maroc mais à Tlemcen en algerie , car j'habite cette ville depuis 1969

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  3. Cher Majid,
    Bonsoir.
    Si tu veux avoir la réponse à ta question, je t'invite aimablement à lire l'article sur Mostefa Ben Brahim que j'ai publié les 10 et 11/05/2011 et si tu veux prendre la mesure de l'hystérie qui s'est emparée des auteurs de ce blog, lis celui que j'ai publié dans le même journal les 6,7,8 et 9/05/2011 et ayant trait à la Tariqa Derkaouïa à laquelle certains s'entêtent à lui coller les Mhaja,pourtant ennemis jurés du maraboutisme et du confrérisme. Amicalement.
    Mohamed Senni

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  4. Cher Majid,
    Les deux articles dont je t'ai parlé hier sont parus dans "La Voix de l'Oranie". tu seras bien aimable de m'excuser pour ce malencontreux oubli.
    Amicalement.
    Mohamed Senni.

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  7. salam alikoum,
    cher ami mohammed senni,
    j'ai besoin d'eclaircissement,est ce que vous pouvez m'aider ? Merci

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  12. Bonjour,

    Certes il existe quelques liens historiques entre Oran et El Gaada. Malheureusement aucune étude scientifique sur ce plateau tellien et sa population (Mhadja et leur ‘ouchère) n’a été réalisée. Dans plus d’une soixante de sites, articles et blogs, j’ai retrouvé leurs mêmes légendes, mythes, propagandes, exagérations, approximations, auto-glorifications et autres artifices que rejettent la raison et la vérité sous tous ses aspects (géographie, histoire, économie, réalité socioculturelle, conditions de vie, rapports avec le colonialisme, etc.). Avec les documents disponibles (mis en annexes) et les témoignages les plus fiables, j’ai tenté de faire une présentation de Mhadja d’El Gaada, dans une étude de 144 pages d’anthropologie sociale et culturelle publiée en France (2011), et dont le PDF se trouve dans le site à accès gratuit : http://mhadja.elgaada.free.fr. Je suis de l’ancienne génération, par devoir envers les nouvelles générations nées depuis l’Indépendance, je me devais de fournir ce travail qui m’a demandé six mois de recherches, en délaissant mon travail éditorial habituel. Mon espoir est de voir un (e) jeune chercheur (chercheuse) le poursuivre et l’approfondir. Car comme disent nos anciens « mayenfaa’ illa sah » (seul le vrai est vertueux) ou comme disait Boileau : « Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable».
    Cordialement
    Mokhtar Lakehal

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  13. LES MHADJA D’EL GAADA ET LEUR IDENTITE
    Professeur Mokhtar Lakehal
    7e édition, Paris, août 2012
    http:/mhadja.elgaada.free.fr

    L’objet de l’étude

    « Il faut être deux pour découvrir la vérité, l’un pour la dire et l’autre pour la comprendre » (Khalil Gibran, Le Prophète). L’identité d’une tribu ne se construit pas à coup de fables, mythes, légendes, exagérations, … Elle se révèle avec des pensées, actes et comportements attestés, au travers desquels les observateurs peuvent noter la manifestation des valeurs identitaires. Si la réputation d’une tribu se construit sur plusieurs générations, une seule suffira pour la ternir dès lors que certains de ses membres persévèrent dans l’erreur de vouloir placer leurs aïeux au rang de « sommités », par un recours systématique aux fables, légendes et impostures. « Il faut chasser le démon du mensonge avec la lumière de la raison », disait Ibn Khaldoun (Discours sur l’Histoire universelle).

    L’impression de livres à compte d’auteur depuis 1966 et la prolifération récente d’articles, blogs et sites Internet au contenu fort douteux ont rendu nécessaire cette étude anthropologique pour cerner l’identité de Mhadja d’El Gaada. En effet, la Guerre d’Algérie (1954-1962) a endeuillé plus d’une centaine de familles de Mhadja d’El Gaada, dont certaines redoutent, pour leurs enfants et petits-enfants, les bidouillages des récits dont sont coutumiers les faussaires et toutes les assertions non étayées par des preuves tangibles, qui provoquent de graves altérations de la mémoire collective de Mhadja. Ces faussaires et manipulateurs passent outre l’avertissement d’Allah: « Ne suivez pas la passion plutôt que la justice. Si vous éludez, ou vous dérobez, Dieu est Informé de vos agissements » (Coran, sourate 4. An-Nisaa (les femmes), verset 135).
    Animé de probité et armé de rigueur scientifique, le chercheur mhadji a le devoir d’aider Mhadja à reconstituer leur identité débarrassée des fables, mythes, légendes et impostures. Car les nouvelles générations ont besoin d’entendre une parole franche qui explique rationnellement comment certains Mhadja ont honoré la lignée pendant que d’autres la souillaient en collaborant avec l’occupant. A priori dès qu’on évoque leur région, tribu ou famille, les individus trop conditionnés s’attendent aux seuls récits évoquant splendeurs et majestés pour en tirer fierté. C’est bien par ignorance qu’ils oublient qu’on trouve des vers même dans les plus belles pommes. Malheur à leurs parents qui leur ont caché la Vérité (El haq) jusqu’au jour où ils finiront par la découvrir. Savent-ils que seules la Foi et la Raison permettent de comprendre que le Savoir libère l’esprit de tous ces mythes, légendes, fables, occultations, impostures et mensonges qui dénaturent l’authentique identité ? Se rappellent-ils que nul n’a décidé de ses origines et que Dieu ne jugera personne sur cet élément fatal mais sur les intentions exprimées ou occultées, et sur les œuvres accomplies en faveur d’autrui, de la faune et de la flore ?

    Ses trois objectifs

    1) Le premier objectif est de faire sortir de l’ignorance ceux qui ne connaissent ni la région ni ses populations, et surtout ceux qui continuent par ignorance à colporter légendes, fables, mythes et clichés sur Mhadja et El Gaada.
    2) Le second objectif est de faire sortir de l’erreur ceux qui ont une connaissance déformée d’El Gaada et de Mhadja, à force de répétition de fables et légendes, transmises par ceux qui n’ont aucune rigueur scientifique.
    3) Le troisième objectif est de suggérer des pistes de recherches aux jeunes universitaires qui s’intéressent à El Gaada et Mhadja ou aux caractéristiques tribales des Arabes du Maghreb.


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  14. Bonjour
    Très bon article ,riche variée et très bien documenté.
    Juste que la photo de "L’Association des Oulémas musulmans d'Oran" ne représente pas réellement"L’Association des Oulémas musulmans d'Oran",c'est la photo de L’Association des Oulémas musulmans de Tlemcen, lors de l'inauguration de Dar El hadith.
    Merci et bonne continuation dans la route et relais du savoir.

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